Perspectives

Programme international de la FCE : Action enseignante pour l’apprentissage

Par Cassandra Hallett et Alex Davidson
Le 7 mars 2014

Le thème actuel de l’Internationale de l’Éducation (IE), Uni(e)s pour l’éducation, annoncé lors de la Journée mondiale des enseignantes et des enseignants de 2013, a pour nous, membres de l’équipe du Programme international de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE), une profonde signification. Il s’aligne exactement sur le travail que nous accomplissons fièrement depuis plus de 50 ans à l’échelle nationale et internationale pour appuyer les enseignantes et enseignants en mettant l’accent sur la prestation d’une éducation pour tous et toutes de qualité, financée par les fonds publics. Ce travail nous amène naturellement à nous unir avec d’autres professionnelles et professionnels, avec la société civile et avec les communautés afin d’influer sur les priorités et les politiques gouvernementales touchant l’éducation. Il n’est donc pas étonnant que le thème de l’IE suscite chez nous autant d’enthousiasme.

Depuis le lancement du Programme international de la FCE en 1962, année où deux Canadiens se sont rendus en Afrique pour collaborer avec le Nigeria Union of Teachers, nous nous associons avec des organisations nationales de l’enseignement, nos principales partenaires. Dans un vrai partenariat, tous les partenaires sont à la fois des bénéficiaires et des contributeurs, et c’est particulièrement le cas lorsque le partenariat vise à assurer une éducation de qualité à tous et à toutes. Par exemple, en novembre dernier, des personnes représentant le Centre panafricain des enseignants, le Caribbean Union of Teachers et le Réseau africain des femmes en éducation sont venues à Ottawa pour aider la FCE et ses organisations Membres à déterminer les meilleures stratégies et les meilleures méthodes à adopter pour améliorer la qualité de l’éducation dans le monde. La discussion a été enrichissante et nous a permis de comprendre des choses qu’aucun ou aucune d’entre nous n’aurait pu comprendre seul, et notre collaboration a grandement contribué à la modernisation du Programme international de la FCE. Nous vous invitons à regarder cette courte vidéo dans laquelle des représentants et représentantes de ces trois partenaires s’expriment sur la valeur de notre partenariat.

En plus de nous unir avec des organisations de l’enseignement, nous nous unissons avec des enseignantes et enseignants en classe, qui sont des professionnelles et professionnels déterminés à améliorer la vie de leurs élèves, à rehausser le professionnalisme de leurs collègues, à renforcer les capacités de leurs organisations et à améliorer la qualité de leurs systèmes d’éducation nationaux. Les enseignantes et enseignants canadiens qui se portent volontaires pour collaborer avec la FCE à l’étranger disent tous éprouver un sentiment d’humilité face à la détermination, à l’engagement et à l’enthousiasme de leurs collègues, qui vivent à l’autre bout du monde. Et il serait difficile de vivre une solidarité professionnelle plus grande que celle qui découle de la collaboration de deux enseignants ou enseignantes venant de deux continents différents, qui travaillent ensemble concrètement pour améliorer la qualité de l’éducation. Lorsque les volontaires de la FCE retournent en classe après leur retour au Canada, ils ressentent souvent une détermination et un enthousiasme renouvelés au travail. Tout le monde en sort gagnant.

Un peu avant le début des projets parrainés par la FCE, il arrive souvent que nos partenaires réunissent des intervenants et intervenantes locaux. Il s’agit parfois de groupes locaux qui œuvrent par exemple dans le domaine de l’égalité entre les sexes, de la résolution non violente de conflits ou de l’acquisition de la littératie, et, parfois, de représentantes ou représentants de gouvernements, d’organismes ou de services comme le ministère de l’Éducation, le service de police ou des fournisseurs de soins de santé de la région. Des dirigeantes et dirigeants communautaires peuvent être invités à examiner les besoins, les stratégies et les plans d’action. Par exemple, aux Caraïbes, plusieurs organisations nationales d’enseignantes et d’enseignants se sont réunies avec le personnel du ministère de l’Éducation et des professeures et professeurs d’université afin d’échanger des pratiques prometteuses et de contribuer à l’élaboration de programmes de formation en poste dans le but de combler une lacune signalée par le personnel enseignant de la région, c’est-à-dire des stratégies concrètes sur l’inclusion scolaire.

De son côté, la Ghana National Association of Teachers a tenu des réunions communautaires qui ont donné lieu à l’établissement et à la mise en œuvre de plans d’action pour améliorer l’éducation dans les villages et, du même coup, la formation du personnel enseignant, les ressources et les écoles. Tout le monde a mis la main à la pâte et tout le monde y a trouvé son compte.

L’afflux de millions d’élèves supplémentaires dans le système d’éducation publique des pays en développement a été un choc pour les systèmes scolaires nationaux. On constate en effet que la plupart des enseignantes et enseignants de l’hémisphère Sud n’ont maintenant pas ou pas suffisamment de formation, que les taux d’alphabétisme sont extrêmement bas, que trop de filles vont à l’école à leurs risques et périls, et finissent par abandonner leurs études, et que le financement insuffisant de l’éducation se solde par des classes très nombreuses. Ces facteurs, entre autres, conduisent naturellement à de piètres résultats d’apprentissage. Au lieu d’examiner les causes profondes de cet échec, beaucoup s’empressent d’en attribuer la responsabilité au personnel enseignant et à la nature publique du système d’éducation. Les besoins de la population enseignante et le rôle des organisations de l’enseignement sont négligés, et les élèves en souffrent.

Le Programme international de la FCE invite tous les enseignants et enseignantes du Canada et du reste du monde à se mobiliser en faveur de l’apprentissage. Nous choisissons de collaborer et de nous unir en faveur d’une éducation de qualité au lieu de nous décourager et de renvoyer la balle à quelqu’un d’autre. Comme nous collaborons avec d’autres organisations de l’enseignement au Canada et dans le monde depuis plus de 50 ans, nous avons eu l’occasion de contribuer aux nombreux progrès qui ont été réalisés grâce au grand soutien des organisations Membres et des partenaires. En 2014, avec le puissant thème de l’IE qui retentit toujours, nous continuerons de répondre à l’appel et à nous unir pour l’éducation.

Alex Davidson et Cassandra Hallett sont agent et agente du Programme international de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants.

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Le magazine Web Perspectives est publié par la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE), une alliance nationale d’organisations provinciales et territoriales qui représentent plus de 273 000 enseignantes et enseignants des écoles élémentaires et secondaires au Canada.

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