Perspectives

Réconciliation en action : les éducateurs et éducatrices et les élèves solidaires des enfants des Premières Nations et défenseurs des valeurs canadiennes

Par Cindy Blackstock, M.M., PhD
Le 4 octobre 2012

Faire participer les élèves à des campagnes en faveur de la justice sociale donne l’occasion d’approfondir les notions de communauté, de générosité et de bienveillance tout en permettant aux élèves de s’exercer à résoudre des problèmes. La Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada est honorée de collaborer avec des éducateurs et éducatrices et des milliers d’élèves de tout le Canada qui posent des gestes pacifiques et respectueux axés sur la réconciliation afin de corriger les iniquités qui touchent depuis longtemps l’éducation, la santé et le bienêtre des enfants des Premières Nations.

Les enfants sont solidaires des enfants des Premières Nations et, en tant que citoyennes et citoyens actifs, défendent les valeurs qui définissent le mieux le Canada — l’équité, la justice et le respect. En participant aux campagnes relatives au rêve de Shannen, au Principe de Jordan et à la cause Je suis un témoin décrites ci dessous, les enfants apprennent comment analyser les situations de façon critique et poser des gestes citoyens pacifiques et respectueux pour des causes qui leur tiennent à cœur. Des éducateurs et éducatrices rapportent que les enfants leur demandent de prendre part aux campagnes et de les intégrer dans leur apprentissage et que, ce faisant, ces enfants améliorent leur aptitude aux études, leurs compétences civiques ainsi que leurs capacités et aptitudes personnelles. Le présent article décrit chacune des campagnes et explique comment les éducateurs et éducatrices et les élèves contribuent à faire réellement progresser l’élimination des iniquités.

Rêve de Shannen

À l’âge de 15 ans, Shannen Koostachin a été l’initiatrice de la plus importante campagne en faveur de la justice sociale jamais menée par des enfants au Canada. Lisez l’histoire de Shannen ci-dessous et découvrez comment des milliers d’enfants et d’adultes motivés par le rêve de Shannen améliorent la vie des enfants des Premières Nations.

Les enfants des Premières Nations méritent la même chance de grandir en sécurité à la maison, de recevoir une bonne éducation, d’être en bonne santé et d’être fiers de leur culture. Pour Shannen Koostachin, cela allait de soi.

Shannen a commencé la maternelle en 2000 dans la Première Nation d’Attawapiskat. Comme n’importe quel enfant de maternelle, elle était une petite fille enthousiaste qui voulait aller à l’école. Cependant, l’unique école de sa communauté a été fermée, car elle se trouvait sur un terrain contaminé par 30 000 gallons de diésel. Au cours des huit années suivantes, trois ministres des Affaires indiennes de deux partis politiques différents ont promis une école à Shannen et à ses camarades, mais aucun n’a tenu sa promesse. À la place, ils ont fait installer des classes mobiles à côté du dépotoir de déchets toxiques en les séparant de celui-ci par une simple clôture à mailles losangées. Les classes mobiles se sont tellement détériorées qu’il n’y avait souvent aucun chauffage et que les souris venaient manger les sandwichs des élèves. Il n’y avait pas d’argent pour construire une bibliothèque, pas d’argent pour acheter des ordinateurs, pas d’argent pour rémunérer des enseignantes et enseignants qualifiés et pas d’argent non plus pour ouvrir un laboratoire de sciences.

En 8e année, Shannen a invité les enfants des Premières Nations et les enfants non autochtones à envoyer des lettres aux ministres, aux membres du Parlement et au premier ministre pour demander au gouvernement du Canada de mettre fin aux iniquités relatives à l’éducation des Premières Nations.

Shannen a fait tout ce qu’elle pouvait pour lutter en faveur d’une éducation convenable pour les enfants des Premières Nations, notamment en se rendant à Ottawa pour rencontrer le ministre des Affaires indiennes et lui demander la construction d’une nouvelle école. Le ministre de l’époque lui a dit que le gouvernement n’avait pas les moyens de financer la construction d’une nouvelle école.

Shannen a continué de parler à quiconque voulait l’entendre. Elle a été, avec 45 autres enfants du monde entier, en lice pour obtenir le Prix international de la paix pour les enfants remis par les lauréates et lauréats du prix Nobel. Elle est une de nos grandes héroïnes canadiennes.

Malheureusement, peu après son 15e anniversaire de naissance, Shannen, qui vivait à des centaines de kilomètres de sa famille pour recevoir l’éducation de qualité que reçoivent les autres enfants canadiens, est décédée dans un accident de voiture. Elle a vécu sa vie sans jamais être traitée également par le gouvernement du Canada.

Shannen aurait terminé ses études secondaires cette année.

Peu après sa mort tragique, ses camarades ont créé une page Facebook intitulée Shannen’s Dream (le rêve de Shannen). Non seulement cette page immortalise Shannen dans l’esprit de ses amis et amies et de sa famille, mais elle constitue une façon de poursuivre son rêve. Le rêve de Shannen en faveur d’écoles sécuritaires et confortables a aidé les élèves à s’engager davantage dans les campagnes de promotion de la justice sociale à Ottawa et dans tout le pays.

Principe de Jordan

Les enfants des Premières Nations ont le droit d’avoir accès aux services gouvernementaux au même titre que tous les autres enfants. Les conflits de compétence entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, et au sein même de ces gouvernements, relativement au paiement font que souvent les enfants des Premières Nations peuvent devoir franchir des obstacles supplémentaires pour avoir accès à des services ou se voir carrément refuser des services. Le Principe de Jordan, qui place les intérêts de l’enfant avant toute autre chose et vise à résoudre les conflits de compétence, demande à tous les gouvernements de fournir le service à l’enfant d’abord et de régler la question du paiement ensuite. Le Principe a été nommé en mémoire de Jordan River Anderson de la nation crie de Norway House qui a été hospitalisé inutilement pendant plus de deux ans, car les gouvernements se disputaient pour savoir qui devait payer les soins à domicile dont il avait besoin. Malheureusement, Jordan est décédé à l’âge de cinq ans sans avoir pu passer une seule journée chez lui. Afin de s’assurer que cela ne se reproduirait plus, la famille Anderson et la nation crie de Norway House ont créé le Principe de Jordan qui a été adopté à l’unanimité par la Chambre des communes le 12 décembre 2007.

Le jour où a été adoptée la motion sur le Principe de Jordan, Ernest Anderson, le père de Jordan, a indiqué qu’il ne voulait pas que la bonne action faite au nom de son fils ce jour-là ne soit qu’une victoire morale — il voulait une réelle mise en œuvre. Malheureusement, le gouvernement fédéral n’a pas mis en œuvre le Principe de Jordan comme il le devait, insistant pour que le Principe se limite aux enfants ayant des besoins médicaux complexes et de multiples fournisseurs de services. La portée du Principe de Jordan a ainsi été réduite même s’il n’était nullement question de réduction dans la motion qui a été adoptée par la Chambre des communes.

Maurina Beadle et son fils Jeremy soulèvent des questions importantes au sujet de la mise en œuvre au Canada du Principe de Jordan même dans le cas d’enfants ayant des besoins médicaux complexes et de multiples fournisseurs de services. Jeremy souffre de paralysie cérébrale et d’autisme. Sa mère Maurina est une mère de famille monoparentale qui lui fournit avec amour les soins dont il a besoin dans leur maison située dans la Première Nation de Pictou Landing en Nouvelle-Écosse. Or, Maurina a eu un double accident vasculaire cérébral qui l’empêche de répondre aux besoins de son fils. Elle a donc demandé des services de soutien à domicile pour aider Jeremy pendant qu’elle se remettait de son accident vasculaire cérébral. Une décision de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse a laissé entendre que les services dont Jeremy avait besoin devaient lui être fournis si sa famille vivait en dehors d’une réserve. Le gouvernement du Canada a refusé de fournir les services demandés et suggéré à Maurina de songer à placer Jeremy dans un foyer d’accueil ou un centre de soins. Maurina a refusé et a poursuivi le gouvernement du Canada en alléguant que le refus du Canada d’appliquer le Principe de Jordan dans le cas de son fils contrevenait à la Charte canadienne des droits et libertés. Cette affaire a été entendue en Cour fédérale le 11 juin 2012 et une décision est attendue sous peu.

Pendant ce temps, des milliers d’enfants savent qu’il est tout simplement inacceptable de dire non à un enfant en raison de qui il ou elle est. Les enfants, avec l’appui de leurs éducateurs et éducatrices, posent des gestes concrets en s’informant au sujet du Principe de Jordan, en sensibilisant les autres à ce sujet et en écrivant des lettres au gouvernement pour lui demander de faire respecter la motion sur le Principe de Jordan. Le site Web du Principe de Jordan invite les personnes et les organisations à en apprendre davantage et à se joindre à des groupes comme l’UNICEF, la Croix-Rouge et la Société canadienne de pédiatrie pour exprimer leur soutien au Principe de Jordan.

En attendant, dans la nation crie de Norway House, les membres de la communauté se réunissent chaque année au mois d’aout pour un défilé en faveur du Principe de Jordan. Des enfants, des jeunes, des personnes ainées et d’autres personnes créent des affiches, des chars, des ballons et des teeshirts sur lesquels est dessiné l’ourson bleu que Jordan aimait tant et qui est un symbole du Principe de Jordan. La communauté de Jordan sait que cet enfant a fait un cadeau aux autres enfants du Canada et que nous devons tous et toutes travailler ensemble pour que son héritage soit pleinement honoré.

Je suis un témoin : journée Ayez un cœur

La Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada et l’Assemblée des Premières Nations ont déposé une plainte auprès de la Commission canadienne des droits de la personne en 2007 alléguant que le gouvernement du Canada faisait preuve de discrimination à l’endroit des Premières Nations en ne finançant pas suffisamment les services de bienêtre des enfants des Premières Nations qui vivent dans les réserves, d’où le nombre record d’enfants des Premières Nations placés en foyer d’accueil.

Le 14 février 2012, des centaines d’élèves de tous les âges se sont réunis à la Cour fédérale pour assister à une partie de l’audience. Les élèves n’ont pas eu à prendre parti; ils ont simplement été invités à regarder et à se faire leur propre opinion sur la question. Vous vous demandez peut-être jusqu’à quel point les plus jeunes enfants ont vraiment compris ce qui se passait dans la salle d’audience. Dans leur innocence, les enfants ont très bien compris la cause. Ils ont posé des questions, par exemple « pourquoi les avocats et avocates ne parlent-ils pas des enfants? » et « pourquoi le gouvernement ne répond-il pas aux questions du juge? ». Les enfants comprennent que les droits fondamentaux de la personne doivent être accessibles à tout le monde, y compris les enfants des Premières Nations. Pour en savoir plus sur cette cause et regarder des photos et des vidéos des élèves participant à la campagne Je suis un témoin, rendez vous sur le site www.fnwitness.ca.

Dans le cadre de cette même campagne, des élèves de tout le Canada ont célébré la journée Ayez un cœur. Des milliers d’élèves et d’adeptes de tout le pays ont envoyé des cartes de Saint-Valentin au premier ministre du Canada et aux membres du Parlement pour leur demander d’avoir un cœur pour les enfants des Premières Nations en finançant équitablement les services d’aide sociale à l’enfance et l’éducation. Des centaines d’élèves ont marché jusqu’à la Colline du Parlement pour livrer leurs lettres, tandis que ceux et celles qui ne pouvaient pas le faire en personne ont pu envoyer leurs cartes de Saint-Valentin sans frais ou sans devoir réunir de fonds puisque l’envoi de courrier sur la Colline du Parlement est gratuit. Il y régnait une ambiance extraordinaire sur la Colline du Parlement. Aucun sentiment de culpabilité ne planait sur la manifestation. Les gens souriaient. Ils étaient fiers d’être là, mettant en avant leurs valeurs et leurs croyances. Les élèves étaient dévoués à la cause, communiquant leurs idées et la sagesse de leur innocence. Pour les enfants, le concept n’était pas « compliqué » comme de nombreux adultes ont tendance à décrire le problème de l’iniquité à laquelle se heurtent les enfants des Premières Nations. Le message était simple — les enfants des Premières Nations méritent d’avoir la chance de grandir en sécurité dans leur foyer, d’être en bonne santé, d’avoir une bonne éducation et d’être fiers de leur culture.

Le 18 avril 2012, la Cour fédérale a annulé les efforts du Canada visant à faire rejeter la cause en raison d’une subtilité juridique et ordonné au Tribunal canadien des droits de la personne de tenir une audience en bonne et due forme sur la question de la discrimination. L’audience est prévue pour septembre 2012. Des enfants et des adultes bienveillants prévoient déjà en apprendre plus sur la cause et suivre les audiences en ligne ou en personne.

Quelques jours seulement après la journée Ayez un cœur, une motion visant à mettre en œuvre le rêve de Shannen a été adoptée à la Chambre des communes. Il est clair que les élèves ont été entendus ce jour-là sur la Colline du Parlement.

Ressources pédagogiques

En plus des sites Web du rêve de Shannen, de la campagne Je suis un témoin et du Principe de Jordan, qui contiennent de nombreuses ressources, la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations a créé un outil sur la réconciliation axée sur la communauté intitulé Pierres de touche d’un avenir meilleur pour les enfants, les jeunes et les familles autochtones (Pierres de touche). Cet outil présente cinq principes simples pour guider la réconciliation dans le cadre d’un processus de réconciliation à quatre étapes. Pour plus d’information sur cet outil gratuit en ligne, visitez le site Web suivant : http://www.fncaringsociety.com/fr/pierres-de-touche-dun-avenir-meilleur-galerie-et-ressources

La Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada dispose également d’une base de données interrogeable en ligne gratuite sur les enfants et les familles autochtones ainsi que d’une revue électronique gratuite intitulée First Peoples Child and Family Review.

Les lettres que les enfants ont écrites pour la journée Ayez un cœur ont été regroupées dans un livre que les enfants eux-mêmes ont intitulé Children’s Voices have Power: Children Standing in Solidarity with First Nations Children (la voix des enfants est puissante : les enfants solidaires des enfants des Premières Nations). Ce livre convaincant, que l’on peut se procurer auprès de la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada, s’accompagne d’un plan de leçon élaboré par Danielle Fontaine et Annie Antikov, enseignantes à l’élémentaire.

Des ressources pédagogiques sur les pensionnats sont disponibles auprès de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, de la Fondation autochtone de l’espoir et du projet primé Project of the Heart créé par Sylvia Smith, éducatrice au secondaire, et ses collègues.

L’accès à des ressources en ligne gratuites permet aux éducateurs et éducatrices et aux élèves de mieux connaitre les peuples autochtones et de prendre part à un changement positif fondé sur la réconciliation.

Laissez-vous inspirer et joignez-vous au mouvement de réconciliation

Le rêve de Shannen a inspiré des enfants des quatre coins du Canada. Des élèves de l’école Pierre Elliott Trudeau, à Gatineau, guidés par leur enseignante, Lisa Howell, ont créé une vidéo inspirante sur le rêve de Shannen intitulée Shannen’s Dream is Our Dream,Too. Des élèves de tout le Canada ont sensibilisé d’autres élèves, le personnel enseignant et les directions d’école pour les inciter à s’engager.

Des enfants d’Ottawa et de Gatineau se sont joints à des membres du personnel de la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada pour prononcer des discours-programmes lors de grandes conférences afin de présenter le rêve de Shannen, le Principe de Jordan et la campagne Je suis un témoin, de décrire ce qu’ils font pour changer les choses, de dire comment ils se sentent de faire partie de ces campagnes et d’expliquer comment on peut aider. Un élève du secondaire a conçu des teeshirts pour la campagne Je suis un témoin tandis qu’un autre, un photographe talentueux, a pris des photos de la manifestation Ayez un cœur. Plusieurs classes d’élèves et leurs enseignantes et enseignants ont assisté aux audiences du tribunal, et leurs réflexions sur ce qu’ils ont observé et appris ont été communiquées aux Nations Unies et affichées sur le site Web Je suis un témoin.

Des enfants d’Ottawa et de Gatineau se sont joints à des membres du personnel de la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada pour prononcer des discours-programmes lors de grandes conférences afin de présenter le rêve de Shannen, le Principe de Jordan et la campagne Je suis un témoin, de décrire ce qu’ils font pour changer les choses, de dire comment ils se sentent de faire partie de ces campagnes et d’expliquer comment on peut aider. Un élève du secondaire a conçu des teeshirts pour la campagne Je suis un témoin tandis qu’un autre, un photographe talentueux, a pris des photos de la manifestation Ayez un cœur. Plusieurs classes d’élèves et leurs enseignantes et enseignants ont assisté aux audiences du tribunal, et leurs réflexions sur ce qu’ils ont observé et appris ont été communiquées aux Nations Unies et affichées sur le site Web www.fnwitness.ca.

Les enfants participant à ces campagnes ne sont pas exploités à des fins politiques. On ne leur demande pas d’appuyer un parti politique ni de manifester au sujet de questions morales ambigües. On leur a donné les moyens d’explorer les faits eux mêmes et d’exprimer leurs points de vue. Ces campagnes ont pour but de favoriser la pensée critique et la citoyenneté active — d’apprendre aux élèves à reconnaitre les situations injustes dans la société et de leur montrer que leur voix compte.

Pour plus d’information sur les gestes que le personnel enseignant et les élèves peuvent poser sans rien dépenser, visitez www.fncaringsociety.com/fr/home.

Cindy Blackstock, M.M., PhD est la Directrice générale de la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada ainsi que Professeure adjointe à l’Université de l’Alberta. Membre de la Nation Gitksan, elle a œuvré dans le domaine des services à l’enfance et à la famille pendant plus de 20 ans. Auteure de plus de 50 publications, ses intérêts principaux portent sur l’étude et la gestion des causes désavantageant les enfants autochtones et leurs familles en faisant la promotion d’interventions équitables et culturellement adaptées.

Publication
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Le magazine Web Perspectives est publié par la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE), une alliance nationale d’organisations provinciales et territoriales qui représentent plus de 238 000 enseignantes et enseignants des écoles élémentaires et secondaires au Canada.

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